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Mon expérience de pilote de ligne
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Devenir pilote de ligne, c’était le rêve de Didier Janssens. Un rêve qui naturellement coute cher… L’AILv a voulu soutenir cette initiative en lui accordant un prêt sans intérêt. Le voilà maintenant presque à la fin de cette longue formation, prêt à nous emmener à nous faire voyager dans les airs ! Témoignage d’un ingénieur devenu pilote de ligne…
Avant d’entamer la formation, il faut passer des examens médicaux. Ceux-ci ne posent en général pas de problème si on est en bonne condition physique. Le port de lunettes est autorisé, il faut que la vue corrigée soit bonne. La formation qui donne accès au métier de pilote de ligne est entièrement privée en Belgique. Il existe en Belgique une demi-douzaine d’écoles de pilotage. Le contenu de la formation est régi par le JAR (Joint Aviation Regulation), cette règlementation a été adoptée par la plupart des pays européens. En Belgique, l’organe qui chapeaute tout ce qui touche à l’aviation est la Direction Générale du Transport Aérien du Service Public Fédéral de la Mobilité. La formation de pilote de ligne peut être suivie soit en formule intégrée soit en formule modulaire. En formule intégrée, le candidat suit un programme théorique et pratique dans une seule et même école en le réalise en une seule traite. La formation modulaire est quand à elle plus flexible. Chaque étape de la formation peut être réalisée au rythme du candidat et dans une école différente. J’ai moi-même optée pour la formation en modulaire. La formation modulaire comporte les modules suivants : la licence de pilote privé, l’examen théorique de pilote de ligne, la qualification de vol de nuit, la qualification de vol aux instruments, la licence de pilote commerciale, la qualification multi-moteur et pour finir, le cours “équipage multiple”. A l’issu de ces étapes, le candidat peut postuler en compagnie. C’est la compagnie aérienne qui, en général, se charge de former le candidat sur le type d’avion qu’elle exploite. 
Le premier module, la licence de pilote privé (PPL Private Pilot Licence), comprend 45 h de vol et un examen théorique. Cette licence permet de piloter un avion avec ou sans passagers dans le cadre de ses loisirs. L’étape suivante est le cours théorique suivi de l’examen pour la licence de pilote de ligne (ATPL Air Transport Pilot Licence). Le cours théorique représente 650h de cours. J’ai suivi ce cours en “distance learning”. Cette formule permet d’étudier à partir des syllabus sans être obliger de se rendre aux cours. Une plate-forme sur le net permet de poser ses questions et de réaliser des tests de progression intermédiaires. En 6 mois, j’ai étudié et passé les examens. Après cette période plutôt studieuse, on reprend enfin les vols. Le module qui suit est la qualification de nuit. Cette qualification qui ne dure qu’une petite dizaine d’heures de vol permet de voler à vue, la nuit. Après la qualification de nuit, on aborde les aspects plus proches de celui du métier de pilote de ligne, la qualification de vol aux instruments. Ce module est le plus volumineux de toute la formation. L’objectif est ici d’apprendre à piloter sans visibilité dans le but d’amener un appareil se déplaçant au dessus ou dans une couche nuageuse, sans repères au sol, au dessus d’un aérodrome, de s’aligner et descendre vers la piste, pour finalement percer la couche nuageuse et se poser. Pour ce faire, on utilise des instruments de radionavigation qui captent les signaux émis par des balises radio au sol. En Europe et dans le Monde, il existe de nombreuses balises au sol qui définissent les couloirs aériens. En Belgique il y en a 14 principales, réparties sur les aérodromes et en dehors. 35 h de simulateur sont requises au minimum, ainsi que 15 h en avion. Durant ce programme, on apprend à piloter en ne se référant qu’aux instruments de l’avion. On apprend également les procédures d’approche utilisant les instruments de guidage qui permettent d’amener l’avion vers la piste. L’avion qu’on utilise ici doit être qualifié pour le vol aux instruments. Il comporte un peu plus d’instrumentation. Certains instruments sont en doubles (altimètre et horizons artificiels). L’avion sur lequel j’ai réalisé cette qualification est un Cessna 182 RG. C’est un avion à hélices, 4 places, train rentrant, équipé d’un moteur de 235 chevaux. Il permet de voler en croisière à 220 km/h. Après la qualification aux instruments vient la licence de pilote commercial. Cette licence permet de piloter un avion et d’être rémunéré pour. Actuellement, je suis cet entraînement. Il consiste en 15h d’avion durant lesquelles on pratique la navigation à vue de précision et ainsi que des manoeuvres telles que le vol lent, les décrochages, les atterrissages de précision avec ou sans puissance,… D’ici la fin du mois d’avril, je passerai l’examen. Après, viendra l’entraînement bi-moteur. Ce programme se fait sur Piper Seneca, c’est un bi-moteur à hélice, de 2 × 200 cv, il peut emporter 5 passagers et un pilote. Le dernier module est le cours MCC (multiple crew co-operation course). Cet entraînement se passe sur simulateur Boeing 737 ou Airbus A320 et consiste à apprendre les procédures dans un équipage à deux c’est-à-dire, comment est répartie la charge de travail, quelles sont les responsabilités et tâches du pilote et du copilote, etc. Cette formation est coûteuse. Il faut compter un budget de 50 000 à 80 000 EUR selon l’école qu’on choisi. L’AILv m’a permis d’alléger un peu la charge financière en me faisant une avance sans intérêt de 7000 EUR. La banque KBC propose également une formule de financement avantageuse et adaptée aux études de pilote. Si tout se déroule comme prévu, l’entraînement devrait se terminer fin juin. Je pourrai alors me mettre à postuler. Malheureusement pour le moment le marché de l’emploi n’est pas encourageant, crise oblige. On verra ce qu’il en sera d’ici quelques mois. Didier Janssens
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| publié par Ailouvain |
posté par Banaï Myriam |
le 23 déc. 15:57 |
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Aventures stratosphériques
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Être étudiant et participer à un projet d’une année en collaboration avec l’Agence Spatiale Européenne, c’est faisable ! Cela demande pas mal d’investissement, de culot et d’organisation mais ça rempli sont carnet d’adresses et surtout c’est énormément gratifiant quand le projet abouti. Comment quatre étudiants de l’UCL se sont retrouvés embarqués dans un projet qui leur a beaucoup appris … ESA Education Tout à commencé fin octobre lorsque Guerric surfait comme il en a l’habitude sur la page web « ESA education ». Un appel à projet, REXUS/BEXUS, y était lancé à tous les étudiants européens issus d’un des 18 pays membres de l’ESA. Guerric avait seulement deux petites semaines pour former une équipe soudée prête à se jeter à l’eau et trouver une expérience intéressante tout en restant réalisable par des étudiants. REXUS/BEXUS
Ce concours annuel proposé par l’ESA est en réalité une opportunité offerte par la Swedish Space Corporation (SSC) et le Centre Aéronautique Allemand (DLR). Ces deux organisations ont imaginé le programme REXUS/BEXUS qui propose à des étudiants de faire voler leurs propres expériences à bord d’un ballon stratosphérique (BEXUS) ou d’une roquette expérimentale (REXUS). En tout 2 ballons et 2 roquettes, dédiés aux étudiants sélectionnés, sont envoyés chaque année depuis la base de lancement suédoise d’ESRANGE, située non loin de la ville de Kiruna, au dessus du cercle polaire arctique. L’ESA se charge quant à elle d’organiser une sélection auprès des équipes participantes tout en suivant activement le projet. Former une équipe soudée
L’ampleur de la tâche pour Guerric était donc de taille mais rapidement l’équipe s’est formée. Après avoir consulté différents professeurs et chercheurs de l’UCL une première idée d’expérience a émergée. Nous allions concevoir une plaquette météorologique utilisant des MEMS (Micro-Electro-Mechanical Sensors). Jusque là rien de bien innovant car les MEMS sont bien connus et utilisés dans de nombreux domaines et objets de la vie quotidienne tels que les voitures, la célèbre Wii, … L’idée nouvelle était d’intégrer sur notre plaquette des SOI-MEMS (Silicon On Insulator) conçus au département de micro-électronique de l’UCL. Ces prototypes sont à la pointe de la technologie et se révèlent prometteurs pour l’avenir. Avec cette expérience nous voulions montrer que les MEMS et les SOI-MEMS sont à même de résister à un environnement hostile tel que la stratosphère (basses pressions, taux de radiation relativement élevé, basses température, etc…). Si les MEMS sont à la hauteur de leurs promesses ils pourraient même alors être qualifiés pour aller dans l’espace dans un futur proche. Première sélection Cette fois le projet de se concrétisait. Delphine, Alban, Guerric et Victor formaient désormais la SO-hIgh team. Nous étions encouragés et soutenus par des professeurs et chercheurs du département de micro-électronique de l’EPL car nous allions intégrer sur notre future hypothétique plaquette météorologique des détecteurs de pression, de température et d’UV fabriqués à l’UCL. Hypothétique car il nous restait encore moult sélections à passer avant de fouler la neige de Kiruna. A ce stade, notre projet était encore flou mais nous en avions assez pour remplir le formulaire de sélection, premier sésame pour cette aventure. Après un bon weekend de travail nous le rendîmes juste à temps, dûment complété. Il nous restait à attendre deux semaines la délibération des experts. Il faut bien avouer qu’à ce stade nous n’y croyions qu’à moitié tellement les événements s’étaient enchaînés rapidement. Mais un espoir restait, un espoir que nous osions à peine imaginer. Voyages Et pourtant, à notre agréable surprise nous étions présélectionnés et donc invités début février à une demi-semaine au Centre de Recherche de l’Agence Spatiale Européenne (ESTEC) à Noordwijk, en Hollande ! We did it ! Nous allions devoir défendre oralement notre projet devant un pare-terre d’experts de l’ESA, de la SSC et du DLR ainsi qu’une cinquantaine d’étudiants européens. Aux portes de la session d’examen de janvier il nous fallait agir vite et faire mûrir notre projet tant que nous disposions d’un peu de temps. Ce premier contact avec les experts et les autres équipes s’est bien passé et cette fois nous avions à priori gagné notre place dans un des deux ballons. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Fini les vagues schémas et approximations, il fallait commencer préciser au maximum notre expérience en constante évolution. Car déjà nous devions être prêts en mars pour une semaine de workshop au DLR, à Oberpfaffenhofen, en Allemagne où une série de cours magistraux et pratiques nous ont été donnés par les différents organisateurs. Durant cette semaine nous avons appris à mieux connaître tous les membres de la campagne de REXUS/BEXUS 2009 au cours des différentes activités proposées mais surtout lors des soirées plus décontractées dans le bar de l’hôtel. L’opportunité de partager ses expériences, spatiales mais également humaines cette fois, avec la petite dizaine d’experts fût sans doute un de nos meilleurs moments dans cette aventure. Mais voilà qu’il faut déjà penser à se séparer, la semaine fût bien courte. C’est sur une péniche, en présence de Thomas Reiter, l’astronaute le plus célèbre en Allemagne que nous nous séparâmes! Assemblage L’essentiel de la plaquette météorologique a été réalisée en juillet et août dans un bureau mis à notre disposition dans l’unité de microélectronique à l’UCL. De jour en jour notre expérience progressait au fil des commandes, des factures, des recherches de sponsors et des rencontres avec une multitude de professeurs, chercheurs et autres académiques de l’UCL. Durant ces deux mois nous avons appris qu’il est extrêmement difficile de respecter les deadlines que l’on s’impose et plus le temps passait plus la pression montait car la plaquette devait être envoyée à ESRANGE pour le 20 septembre. 
La campagne de lancement Après deux semaines de cours à l’université nous avions la tête bien ailleurs ; il nous tardait de fouler le sol gelé de la Suède septentrional. Début octobre nous atterrissions dans le minuscule aéroport de Kiruna le cœur plein d’espoir, de rêves stratosphériques. Le choc thermique nous a vite ramené les pieds sur Terre et déjà nous embarquions dans un bus de nuit pour ESGRANGE. Après une demi-heure de bus sur une route enneigée nous arrivions à la base de lancement isolée de tout. La nuit nous avait caché le spectacle et c’est le lendemain seulement que nous nous rendions compte de la beauté du cadre dans lequel nous allions évoluer durant une dizaine de jours. Il fallait résister à l’appel de la Nature car une autre tâche nous attendait. Après un premier check-up de notre boîte météo qui avait survécu au trajet, nous avions encore beaucoup à faire sur notre software notamment. Bien sûr les événements ne se déroulent jamais comme on les avait prévus… Une série de problèmes sont venus rythmer nos journées et nos nuits. A nouveau nous travaillions sous pression pour intégrer notre petite boîte sur la nacelle. Nous étions toutes les équipes dans le même hangar, la « cathédrale », affairés à nos propres problèmes et réglages mais tout un chacun se préoccupait également des autres expériences. Après une série de tests d’interférences les ballons étaient prêts pour le vol, mais ce n’était pas le cas des conditions climatiques inquiétantes. De jour en jour le vent forcissait et les chances d’avoir une bonne fenêtre de lancement diminuait mais nous gardions espoir. Enfin le jour J est arrivé, le compte à rebours de 5 heures était lancé et les différentes procédures de sécurités et de tests finaux s’étaient déclenchées. Alea jacta est ! C’est non sans émotion que nous assistions au gonflage du ballon de 12 000 m³ qui allait emmener le labeur d’une année dans les hauteurs de l’atmosphère. Dès que le ballon fût lancé, nous nous précipitâmes dernière notre ordinateur où déjà les données de nos capteurs s’affichaient en temps réel. L’effervescence était à son comble dans la cathédrale où des cris de joies et de soulagement éclataient. Après deux heures de vol la nacelle à été lâchée au dessus de la Finlande dans une zone presque inhabitée et jugée sans risques par les experts de la base. Le soir même un hélicoptère était envoyé pour récupérer la précieuse nacelle. A première vue nos données semblaient cohérentes et l’expérience avait fonctionné durant tout le vol. Pour nous c’était une franche réussite. Les derniers jours à ESGRANGE furent des plus agréables. Profitant du sauna avec les autres équipes, nous tissions des liens d’amitié plus forts et nous guettions constamment le ciel époustouflant qui s’offrait à nous tous les soirs. Dès qu’un semblant d’aurore boréale apparaissait, c’était l’éclatement de joie et tout le monde se réunissait religieusement à un endroit bien sombre aux bords de la forêt afin d’admirer le spectacle saisissant en silence ou en chantant quelques airs de sont pays. La campagne BEXUS s’est achevée par une grande soirée d’adieux. Beaucoup d’émotion mais aussi beaucoup de rires car chaque équipe avait mis au point un sketch et l’ambiance était festive. Le retour à la vie étudiante « normale » n’a pas été aisé. Il nous était bien difficile de nous impliquer à nouveau dans nos cours et autres activités tellement notre aventure fût exotique et prenante. Jamais nous ne l’oublierons ! Prochain projet Mais ce n’est pas fini, nous n’allions pas en rester là ! À peine remis de la Suède nous envisagions déjà de participer à un autre projet de type spatial : une simulation de vie sur Mars ! Habitués cette fois-ci il ne nous fallût pas longtemps avant de mettre le projet sur pied. Notre équipe, plus deux autres étudiants de l’UCL, a été sélectionnée par la Mars Society pour partir deux semaines en avril 2010 dans le désert de l’Utah aux États-Unis. Nous sommes actuellement en recherche de sponsors pour ce projet. Nous voudrions faire un appel à sponsors tous les lecteurs de la revue. Pour plus d’information sur le projet nous vous invitons sur notre site internet. Adresse mail : crew94.ucl@gmail.com Site internet : www.crew94.be Pour plus d’information sur notre projet passé en Suède : www.sohigh.be
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| publié par Ailouvain |
posté par - |
le 21 avr. 09:37 |
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Visite du chantier du RER
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Le 23 octobre dernier, un groupe d’une vingtaine d’étudiants ingénieurs en dernière année de maîtrise en Génie Civil à l’Ecole Polytechnique de Louvain, ont eu l’occasion de côtoyer leurs ainés, ingénieurs chevronnés issus de la même Alma Mater, d’un temps pas si ancien où l’on ne parlait pas d’école, mais bien de faculté, celle des Sciences Appliquées en l’occurrence. Notre agence de voyage : l’AILouvain, qui a pris en charge l’organisation en regroupant ces deux générations autour d’une activité commune. Notre destination: les chantiers pharaoniques de la ligne RER qui reliera la capitale à Louvain-la-Neuve, et plus particulièrement ceux liés à l’extension à quatre voies du tronçon à hauteur de Limelette et Profondsart. Pour prendre moi-même la ligne Bruxelles-Namur quotidiennement vers Louvain-la-Neuve en tant que navetteur ferroviaire, je peux vous affirmer qu’il est grand temps de la mettre en place, cette extension ! Notre hôte: la société momentanée Galère-CEI-De Meyer constituée à l’occasion des soumissions liées au RER. Notre guide: David Clément, un « ancien » de chez nous, promu « GC » (Génie civil) en 1998 et chef de projet chez Galère. Il était accompagné de François Lapy, ingénieur auprès du « maître d’ouvrage », à savoir Tucrail, et à ce titre chargé du suivi de la bonne exécution du chantier et du respect des cahiers des charges. C’est David Clément lui-même qui eu l’initiative de susciter cette visite, lui à qui il tient fort à cœur de stimuler davantage les contacts entre le monde académique et celui de l’entreprise, entre les étudiants et le monde professionnel dans lequel ils seront amenés à évoluer. C’est d’ailleurs là une caractéristique forte du diplôme GC à l’UCL, où les étudiants sont emmenés « sur chantier » à de nombreuses reprises durant leur cursus académique. Lors de cette visite à Limelette, ils revenaient d’ailleurs tout juste d’un voyage de fin d’études au Maroc où ils ont notamment visité plusieurs barrages et travaux portuaires. Ce lien avec le monde concret du travail de l’ingénieur de terrain constitue à la fois une mise en perspective des apprentissages, et une source de motivation et de fascination. D’ailleurs, que l’expérience d’un ingénieur s’acquiert autant avec les bottines dans la « gadoue » que le nez sur les « textbooks », David Clément a eu l’occasion de nous le démontrer, et les membres présents de l’AILouvain ont abondé dans son sens: pour l’ingénieur en construction, le chantier du RER à Limelette est un concentré de techniques spéciales fort diversifié. Sur un tronçon de quelques kilomètres se côtoient divers ouvrages d’art, avec notamment deux viaducs et une tranchée couverte. A côté de techniques hautement mécanisées comme le nivellement par DGPS ou les ancrages par micropieux, des techniques beaucoup plus traditionnelles sont mises à l’honneur là où les contraintes d’encombrement n’ont pas permis l’utilisation de machines, telles des fouilles blindées réalisées entièrement au seau et à la pelle sur plus de 11 mètres de profondeur… Comme pour tous travaux d’aménagement ferroviaire, un des défis majeurs consiste à optimiser le phasage du chantier tout en assurant le passage continu du trafic ferroviaire sur les voies existantes. Cela s’est avéré particulièrement vrai pour le tronçon situé directement au Nord de l’ancien pont Dekaise à Limelette, lequel sera détruit et remplacé par une tranchée couverte (Fig. 1), longue de plus de 360 mètres, solution retenue afin de limiter l’impact de l’élargissement des voies et améliorer son intégration dans le tissu urbanisé. La couverture est assurée par une série de poutres préfabriquées sur site de 80 tonnes chacune. De leur propre initiative, les ingénieurs de chantier ont donc proposé le placement d’un portique roulant à double point de levage de 50 tonnes au dessus des voies. Une première, nous dit l’ingénieur Clément dirigeant les travaux. Le portique a été certifié par un organisme agréé, de sorte que les travaux peuvent maintenant s’effectuer en journée sans interruption du trafic ferroviaire circulant par-dessous. Plus loin sur le chantier, les participants ont pu visualiser les phases de préparation nécessaires au placement des éléments de viaduc (Fig. 2), et plus loin encore, le placement de « murs verts » en talus (Fig. 3), dont les éléments en bac à couvert végétal permettent une meilleure intégration environnementale que le béton, tout en empêchant les tagueurs de s’adonner à leur sport. Tout au long de la visite, des discussions informelles ont été initiées entre les membres de l’AILouvain et leurs cadets étudiants master, ici pour témoigner de telle technique de « gunitage » (projection de béton frais sur une paroi verticale cloutée) que l’un a utilisé lors d’un autre chantier, là pour s’enquérir auprès des étudiants du devenir de tel professeur qu’ils ont eu également. D’un point de vue comme de l’autre, l’expérience fut enrichissante, et c’est à espérer que l’AILouvain renouvellera cette initiative pour une prochaine édition! Benoit Spinewine (ICC 1998)
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| publié par Ailouvain |
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le 21 avr. 09:43 |
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Whatswhat : En route vers la « School 2.0 »!
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Bien que la connaissance et le savoir soient au centre des préoccupations des secteurs de l’éducation, peu d’établissements exploitent déjà toutes les possibilités de la technologie 2.0. Un manque qu’il serait, selon Jenny Kindja Lwabandji (I.C.E 2007) utile de combler. 
« C’est lorsque j’ai été confrontée à la collecte de l’information dans le cadre de mon mémoire que j’ai constaté la problématique : il existe très peu de partage de données au sein des unités de recherches ou des différents départements d’une même université… Chaque doctorant passe quatre ans à élaborer des procédés utiles à la récolte et à l’exploitation de ses données et lorsqu’il a fini, il repart avec l’ensemble de son savoir ! C’est non seulement une perte pour chaque personne qui sera amenée à faire des recherches dans le même domaine que lui, mais aussi un gaspillage énorme en terme financier pour l’institution de recherche… » Avec l’aide de Christian Renaux, son assistant mémoire, Process Manager de la techno SOI CMOS, Jenny s’attèle donc à la mise en place d’un « wiki » (comprenez un site web dontles pages sont écrites de manière collaborative par les internautes) entièrement dédié à la technologie des chambres propres. « Cela permet aujourd’hui de trouver et d’enrichir le cas échéant des informations utiles pour les chercheurs et les étudiants tels que les fiches techniques d’utilisation des appareils, les erreurs survenues, les résultats, les nouvelles relatives au domaine de recherche… Bref, d’offrir une source d’information centralisée et régulièrement mise à jour par l’ensemble des acteurs de terrain. » Une démarche qui semble se propager à travers le monde au sein des milieux de l’enseignement. On voit apparaître surtout aux Etat-Unis, des cours entiers disponibles en ligne ou des travaux élaborés collectivement sur des wiki par exemple. D’où la création en septembre 2009 de Whatswhat dont Jenny est la fondatrice, afin de proposer des outils utiles à la propagation de la « School 2.0 ». « Il s’agit pour la plupart d’outils ouverts à tous et disponibles gratuitement. Les réseaux et médias sociaux tels que Mendeley, iTunes U, ResearchGate, Research Blogging, YouTube EDU ou SlideShare… sont déjà des outils de communication et de partage très puissants que les académiques gagneraient à utiliser. Non pas dans une logique de consommation d’information mais bien dans une nouvelle perspective de production de données ! » Afin de faire passer le mot, Jenny participe en mars dernier à l’organisation de la rencontre « School 2.0 au service de l’éducation » qui rassemblait pour l’occasion différents acteurs de la KUL, de l’UCL, l’ULg, l’ICHEC, l’ISFSC, la Katholieke Hogeschool Zuid-West-laanderen… « Ce fut une superbe réussite ! », se réjouit notre interlocutrice. Pour preuve : la foule des retours encourageants se retrouvant sur Twitter suite à l’événement : « Nous souhaitons une vraie révolution dans les méthodes d’enseignement », «intervenants génialissimes », « le meilleur café numérique », « sujet inspirant »… « Aux vues de l’intérêt que le sujet a suscité, on s’est dit que ce serait dommage d’en rester là. Pourquoi ne pas organiser quelque chose sur une ou deux journées, combinant ateliers et conférences… », conclut Jenny avec un sourire enthousiaste. 
Contact kindja@whatswhat.be
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| publié par Ailouvain |
posté par Banaï Myriam |
le 16 sept. 13:09 |
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AILouvain : mise au point sur sa mission et ses objectifs
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Périodiquement, l’AILouvain se redéfinit… Son avenir, ses objectifs et sa mission font l’objet de discussions dans le cadre de son conseil d’administration. Où en sommes-nous aujourd’hui ? C’est ce que la rédaction de Louvain Ingénieurs a demandé aux collègues impliqués dans cette réflexion. En voici la synthèse. Fondée il y a 135 ans, l’AILouvain compte aujourd’hui près de 1.800 membres cotisants; ce qui en fait une des plus importantes associations d’anciens de l’UCL, et l’une des premières communautés d’ingénieurs en Belgique francophone. Grâce au soutien de ses membres et de ses entreprises partenaires, elle organise chaque année diverses activités, notamment des conférences-débat sur des sujets d’actualité qui remportent un franc succès. Depuis 2008, elle s’efforce de se repositionner pour répondre aux attentes des ingénieurs de Louvain en tenant compte des changements, sinon des ruptures, qui caractérisent l’évolution notre environnement socio-économique. C’est dans cet esprit qu’elle a modernisé son image et ses outils de communication. Plus récemment, un groupe de travail s’est constitué au sein de son CA afin de poser un diagnostic sur la situation de l’association et d’en tirer parti pour lui donner un nouvel élan. En voici les premiers résultats. Un constat qui interpelle…Malgré les efforts des administrateurs et du personnel de l’association, le nombre de cotisants diminue depuis dix ans : il s’avère de plus en plus difficile d’enrôler les jeunes diplômés, et même de fidéliser les anciens. L’investissement dans le marketing, l’innovation et le démarchage direct de nouveaux membres n’a pas permis, à ce jour, d’inverser la tendance. Les activités traditionnelles de l’AILouvain comme le « grand rassemblement des ingénieurs » suscitent moins d’intérêt que par le passé ; ce qui constitue indéniablement un signe d’essoufflement ! Autre constat : le manque cruel d’information réciproque et d’échanges entre notre association, l’EPL et l’UCL, là où au contraire on s’attendrait à trouver de la concertation et des synergies ! En effet, les anciens sont peu au courant des défis et des changements à l’œuvre au sein de l’université et le l’EPL; et réciproquement, ses enseignants et leurs étudiants connaissent mal le monde de l’entreprise, ses enjeux, ses attentes et ses opportunités. Enfin, comme dans la plupart des institutions universitaires européenne, on observe au sein de l’académie de Louvain l’émergence d’une logique d’école (EPL, LSM…) susceptible de brouiller les repères des anciens attachés simplement à l’image de l’UCL. …et invite au renouveau !Devant ce constat, le groupe de travail, s’est attaché à en identifier et en analyser les causes. Une première évidence : le développement très rapide des réseaux sociaux gratuits et globaux remet fondamentalement en cause la logique des réseaux de relation traditionnels. Il faut aussi tenir compte du fait que depuis « Bologne », de nombreux étudiants de l’EPL ont eu l’occasion de faire une partie de leur cursus à l’étranger, où ils ont pu se créer d’autres liens, ce qui les rend plus « volatils » en termes d’attachement à leur université. Certains ont encore évoqué l’insuffisance de la valorisation internationale de l’EPL (malgré la reconnaissance de la qualité de ses diplômés) en comparaison avec d’autres écoles qui ont réussi à développer une image qui « flatte d’avantage l’égo » de ses diplômés et suscite par là un esprit de corps plus affirmé. Une autre explication tient sans doute aux exigences accrues de la vie professionnelle des cadres, sans compter l’inflation des activités socio-culturelles qui leur sont proposées par d’autres cercles, associations ou clubs. Pas facile dans ce contexte pour l’AILouvain de se démarquer de façon à intéresser ses diplômés et susciter des adhésions. Enfin, le système de valeur que nous connaissons aujourd’hui a tendance à privilégier la réussite individuelle et le profit à court terme (value for money), plutôt que l’esprit d’entraide et de solidarité. En conséquence le montant de la cotisation d’affiliation peut s’avérer dissuasive, si celle-ci n’offre pas de contrepartie concrète en termes de service ou de notoriété. A l’issue de cette analyse, le groupe de travail a pris conscience de l’obligation de se remettre en question, voire même d’entamer un virage radical. L’approche retenue, avec l’accord du Doyen, est de s’atteler au développement d’un nouveau projet, un projet partagé cette fois avec l’EPL (enseignants, chercheurs et étudiants). En effet toutes les parties ont à y gagner et on a plus de chances d’y arriver ensemble. Bref, le défi pour l’AILouvain , comme pour d’autres associations d’anciens, est de mobiliser et de développer un projet basé sur une connivence entre Alumni et acteurs de l’EPL , là où il s’agissait avant tout de maintenir des liens entre titulaires du diplôme d’ingénieur civil de l’UCL. Un nouveau document fondateur.Après en avoir débattu au sein du CA durant une réunion spécialement dédiée à ce sujet, le groupe de travail a rédigé un document fondateur visant à recadrer la mission de l’AILouvain à partir des formulations suivantes : • AILouvain rassemble au sein d’un large réseau tous les diplômés (ingénieurs civils et master en informatique) issus de l’EPL, afin de soutenir leur engagement dans la société et de contribuer à la notoriété internationale de l’EPL et de l’UCL au sein desquelles ils se sont formés et dont ils sont fiers d’être issus. • AILouvain développe la solidarité entre ses Alumni, favorise le partage d’expérience, les échanges et les transferts de connaissance nécessaires à leur développement personnel et leur réussite professionnelle. Concrètement : AILouvain favorise l’insertion professionnelle des jeunes diplômés de l’EPL et aide ses Alumni dans leur évolution de carrière. • AILouvain développe les relations entre l’EPL et le monde économique et social ; dans cet esprit elle organise avec l’EPL des événements et des rencontres au profit de ses Alumni, des enseignants, étudiants et chercheurs de l’EPL. • AILouvain met en avant l’excellence des réalisations de ses Alumni : parcours professionnels exemplaires, contributions significatives au développement de la science et des technologies, ou autres résultats remarquables obtenus dans le cadre de leur cursus de formation d’ingénieur. • AILouvain supporte l’esprit d’entreprise et s’efforce d’entretenir chez ses Alumni le respect des valeurs de solidarité et d’éthique dans la pratique du métier d’ingénieur. • AILouvain contribue, via la FABI, à la promotion des études et des métiers d’ingénieur civil. Des objectifs et un plan d’actionPartant de là, le groupe de travail s’est donné quelques objectifs concrets et un plan d’action, en distinguant le long terme du court terme. A court terme (pour 2011), il s’agit de renouer avec la croissance en termes de nombre de membres cotisants et de travailler notre portefeuille d’activités pour le mettre en phase avec la nouvelle formulation de la mission de l’AILouvain (événements, revue Louvain Ingénieurs, relations avec les entreprises, services aux membres). Via notre service emploi et la récente prise en charge de la gestion des stages étudiant, nous souhaitons augmenter notre présence auprès d’eux (CCII) et des services compétents l’UCL (CIO et CEFO). Enfin, nous entendons contribuer à la mise en place d’un financement pour le projet d’aménagement du Hall Ste Barbe. D’ici deux ans, nous voulons avoir reconstitué une base de membres stable (2.000 membres) et valorisé un nombre significatif de réalisations emblématiques de nos Alumni (200 références de notoriété). Il s’agit également de développer une collaboration étroite entre l’AILouvain et les corps constitutifs de l’EPL (direction, corps académique, doctorants et étudiants) en invitant par exemple à chaque réunion du CA un professeur à présenter son domaine de recherche, pour échanger avec lui sur l’aide et les contacts que nous pouvons lui apporter pour le développer. Nous devons aussi consolider et étendre notre réseau de contacts avec les entreprises pour les convaincre de soutenir (ou continuer à soutenir) l’AILouvain et l’EPL. Last but not least, nous allons examiner comment contribuer à l’essor de « jeunes pousses » initiées par des Alumni ou des chercheurs de l’EPL. Tout cela ne sera possible que si l’AILouvain réussi à s’assurer de la disponibilité des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à l’accomplissement de sa mission : l’un ne va pas sans l’autre. La machine est en marcheAfin d’illustrer les actions et projets que nous avons déjà mis sur pied avec l’EPL, on citera : les soirées de simulations d’interview d’embauche, l’attribution de prix destinés à récompenser des travaux de fin d’étude ; et plus récemment, la prise en charge de la gestion administrative des stages étudiants, une collaboration active à l’aménagement du hall Sainte Barbe, l’aide à la publication d’une newsletter de l’EPL en synergie avec Louvain Ingénieurs, sans oublier une contribution active aux réunions de l’Advisory Board. L’AILouvain est à l’aube d’une nouvelle vie. Comme d’autres associations liées à de grandes écoles, nous voulons nous rapprocher de l’EPL, construire avec elle un projet partagé en misant de façon volontariste sur le développement de sa notoriété et partant, de celle de ses Alumni. Nous sommes tous convaincus que l’EPL fait partie des meilleures écoles belges et internationales d’ingénieurs et que nous pouvons en être légitimement fiers. Ce sentiment fort d’appartenance et de fierté n’existera que s’il est développé voire encouragé auprès des étudiants durant leurs études ; et à ce titre, le corps académique de l’EPL a un rôle très important à jouer. Dans cette perspective, si vous avez des idées à nous soumettre ou mieux, de la disponibilité pour nous aider à réussir, n’hésitez pas à nous contacter via notre site web www.ailouvain.be. Nous en avons grandement besoin! Avis aux amateurs…
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| publié par Ailouvain |
posté par Banaï Myriam |
le 10 mar. 09:04 |
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Altérez-vous ! Un nouveau café citoyen à Louvain-la-Neuve
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Jean-François et Patrick (Ayoub, ICEM 2007), accoutumés à refaire le monde autour d’une bière, imaginent un concept qui permet de véhiculer des valeurs citoyennes tout en proposant une formule adaptée au milieu néo-louvaniste. Tout démarre en 2007 pour les quatre premiers membres de l’équipe. Marie-Astrid, Jean-François et Patrick se rencontrent au kot à projet « Kot enfance Unicef ». Patrick fait de son côté une heureuse rencontre avec Sorina lors de son Erasmus en Roumanie… Ainsi, un embryon de projet voit le jour et ils décident, une fois leurs études terminées, de lancer une étude de marché afin de vérifier si leur idée allait bel et bien provoquer l’enthousiasme espéré. L’enquête fournit des résultats très encourageants, ils se lancent alors à la recherche d’un lieu propice au développement d’un tel projet à Louvain-le-Neuve, mais rien ne correspondait à leurs attentes. Ce n’est qu’après une longue période stérile, et grâce à l’implication active de leurs amoureuses, Sory et M-A, qu’ils trouvent enfin le lieu qui abritera le projet « Altérez-vous ». Afin de bénéficier d’un point de vue différent et apporter davantage de maturité, l’équipe s’enrichit de deux personnes plus âgées et plus expérimentées, Freddy et Noëlle. Le projet reçoit également l’aide d’un grand nombre de personnes qui se sont attachées au projet. D’ailleurs, le projet ne pourrait pas exister sans les coups de main des nombreux bénévoles. Le concept Altérez-vous café-épicerie citoyen et convivial, non-fumeur, est une société coopérative à finalité sociale, proposant des produits de qualité issus du commerce équitable, de l’agriculture biologique et de la production de proximité. Le concept revêt deux facettes intimement interconnectées, une marchande et une seconde non marchande : Activité marchande 1. Encourager les modes de production respectueux de l’homme et de l’environnement ainsi que la production locale. 2. Financer les activités non-marchandes du projet. 3. Démontrer qu’une autre forme de commerce est possible et qu’il est imaginable pour des jeunes de se lancer dans l’aventure de l’entreprise d’économie sociale. Nous entendons rendre au commerce son rôle premier, à savoir sa fonction de vecteur d’échange. Activité non-marchande 1. Sensibiliser autour des trois axes du développement durable : le social, l’environnemental et l’économique grâce à des activités organisées au sein du café : échanges et débats d’idées autour d’enjeux de société, conférences et témoignages, soirées concerts, spectacles, ateliers de création et de partage des savoir-faire. 2. Encourager la responsabilisation du citoyen en tant qu’acteur de la société au sein de laquelle il vit. 3. Promouvoir l’inter culturalité : l’existence d’échanges effectifs entre les cultures et les générations en vue de l’élaboration d’un avenir commun harmonieux. Le projet s’inscrit résolument dans une démarche innovatrice osant en cette période de crise le pari de l’économie sociale. Il entend s’inscrire en collaboration avec les initiatives existantes et non en concurrence. Plus d’infos : Des activités y ont lieu en permanence, informez-vous ou inscrivez-vous sur leur newsletter via www.alterezvous.be
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| publié par Ailouvain |
posté par Banaï Myriam |
le 01 juin 15:26 |
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La gestion des savoirs au service de l’entreprise 2.0
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Centraliser la collecte et la validation des données, les partager, les enrichir et les diffuser à l’ensemble de son réseau… Telle est la vocation de Knowledge Plaza. Un outil simple accessible on-line qui permet de faire émerger l’ensemble des ressources d’un réseau. Le réseau… Le mot revêt bien des réalités différentes selon les contextes et les époques. Qu’il soit informatique, social ou virtuel, il se caractérise par un ensemble de pôles ou de noeuds, reliés entre eux par des canaux transportant un flux de force, d’énergie ou d’informations. En mettant en contact ces différentes sources, chacun des pôles voit émerger des solutions qui ne leur sont pas accessibles individuellement. 
Une richesse dont l’entreprise moderne ne devrait pas se priver… C’est le constat qu’Olivier Verbeke et Antoine Perdaens (I.C.Inf 2007) font dès 2005. « Lors de formations que l’on donnait sur la recherche efficace sur le web, on s’est rendu compte qu’il existait un véritable problème de partage d’informations. Bien qu’on assiste à une multiplication des sources via Internet, il persistait néanmoins dans nombreux domaines de recherches, un manque de partage des connaissances ainsi qu’une absence de méthode de validation des données », introduit ce dernier. C’est ainsi que voit le jour, fin 2006, la solution « Knowledge Plaza ». « Face à ce constat, j’ai décidé de développer cet outil dans le cadre de mon travail de fin d’études », continue Antoine. « On était en pleine explosion de la technologie dite ‘web 2.0’ et par analogie, on entendait de plus en plus parler de ‘l’entreprise 2.0’… On a surfé sur la vague ! L’idée était donc de créer un outil de partage et d’organisation de l’information – pages web, fichiers, emails, contact – et de le mettre au service du monde du travail ! » L’entreprise 2.0 accède ainsi à l’intelligence collective de l’ensemble de son réseau Faisant référence à cette technologie de contenu participatif, le terme « entreprise 2.0 » apparaît pour décrire ce nouveau mode de communication qui permet à la force de travail d’accéder à la bonne information au bon moment à travers un réseau d’applications inter-connectées. L’entreprise 2.0 accède ainsi à l’intelligence collective de l’ensemble de son réseau. Un avantage compétitif qui se traduit par une augmentation de l’innovation, de la productivité et de la flexibilité. Si la gestion des connaissances apparaît d’abord sous des traits technologiques, lorsqu’on y regarde de plus près, son enjeu est essentiellement managérial et culturel. La reconnaissance du savoir au sens large comme une richesse de l’entreprise, au même titre que les biens matériels ou le capital humain, mènent à une généralisation de la capitalisation et à une meilleure gestion des connaissances. Cela nécessite une vision transversale de l’entreprise, centrée sur les compétences de chaque individu et non plus sur une division arbitraire par services. “Nous aimons nous réinventer en permanence” « On s’est vite rendu compte de la plus-value que pouvait apporter cet outil à l’entreprise moderne : supposez que vous travaillez dans un département de R& D par exemple. Vous disposez de quelques sources d’informations fiables que vous utilisez régulièrement. Mais imaginez que vous puissiez disposer de l’ensemble des connaissances de votre réseau et que chacun puisse enrichir individuellement l’information de sa propre expérience. C’est au bout du compte un énorme potentiel d’informations pertinentes qui pourraient vous faire gagner des ressources et un temps précieux. » Son diplôme en poche, Antoine Perdaens ne tarde pas à aller au bout de ses idées… Dès janvier 2008, Antoine, aujourd’hui COO, crée avec son partenaire, Olivier Verbeke, CEO, l’entreprise « Whatever ». En octobre, elle bénéficie d’une augmentation de capital et se positionne en terme marketing. En 2009, elle se développe surtout sur les marchés français. Un rapprochement qui, selon Antoine, semblait évident : « Nous avons naturellement été attirés vers la France qui est culturellement plus conscientisée à l’importance du partage des connaissances. » Rapidement, de grandes références, comme Pfizer ou La Lyonnaise des Eaux, viennent renforcer la clientèle de la société Whatever. Elle s’implante également rapidement en Angleterre et en Espagne. « Nous aimons nous réinventer en permanence… Nous adaptons donc notre offre et notre positionnement régulièrement. En 2010, nous ouvrons le produit aux PME avec une version simplifiée de Knowledge Plaza. Actuellement, plus de 150 clients testent cette version partout dans le monde. » L’avenir, le jeune COO le voit aussi vers de nouveaux horizons… « Fin 2010, nous souhaiterions faire nos premiers pas sur les marchés américains. » Des ambitions outre-Atlantique prometteuses… A suivre, résolument ! En osant le pari de l’économie sociale, les jeunes promoteurs du projet s’inscrivent dans une démarche résolument novatrice susceptible de promouvoir une alternative aux valeurs qui sont à la racine de la crise actuelle. Intéressé par le sujet? Participez à la conférence du 18 novembre 2010 et inscrivez-vous pour y assister gratuitement!
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| publié par Ailouvain |
posté par Banaï Myriam |
le 16 sept. 09:23 |
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